Etats généraux unitaires de la gauche de transformation sociale

Publié le par Collectif Gauche Alternative – Béarn

 
Etats généraux unitaires de la gauche de transformation sociale
Un cap à maintenir (Après la CNA du 19 Janvier 2008)
Premiers contacts
Des délégations du secrétariat ont rencontré PRS, la LCR, le PCF et récemment une délégation
de Maintenant à gauche. En même temps, depuis des contacts sont pris avec les coordinateurs
du Forum social mondial, de Convergence des services publics, d’ATTAC, des Forums sociaux
des quartiers populaires (FSQP) pour discuter de ce projet politique.
Exigences de la situation
Tout confirme l’actualité de notre proposition : chacun voit comment la direction du PS fait,
pour l’essentiel, le choix d’une destruction de forces de transformation au profit de l’alliance
avec le MODEM. Cela s’ajoute aux manœuvres de Sarkozy.
Nous finissons par avoir un tableau politique redoutable : l’usure du gouvernement de droite en
six mois à peine rend d’autant plus évident le vide politique, l’absence d’une dynamique de
forces politiques d’une gauche de transformation sociale.
Certes, les militants les plus formés, les cadres des syndicats et associations de lutte pensent que
les éléments d’une alternative existent. Comprenons bien que l’échec de ce qui a été tenté en
2006 et les résultats de 2007 pèsent lourd : que faire, pour eux, sur le terrain politique ? Il nous
faut discuter, entre nous, de comment répondre à leur objection. Mais n’ignorons pas comment,
mécaniquement et par elle-même, l’usure du Président ne fait et ne fera pas exister une
alternative. Les défaites successives peuvent avoir un effet redoutable de résignation aux divers
types de « moindre mal ».
Perspectives pour avancer
Une façon certaine de ne pas avancer, nous la connaissions. Et avons discuté pour ne pas y
tomber. Avec tous les contacts pris nous avons vérifié notre pronostic : vouloir établir, pour
point de départ, une sorte de tour de table des forces et personnalités favorables à la perspective
des Etats généraux, proposer une date et un calendrier, voilà une voie de l’échec assuré, à
l’heure actuelle. Cela sera refusé par toutes les forces. Nous serions ramenés à une conclusion :
nous construire nous-mêmes et voir plus tard. Et peu de choses bougeraient, mais nous serions
prisonniers du bon vouloir des autres, notamment la LCR et le PCF.
En même temps, le besoin de clarifier des perspectives et de regroupement est évident.
Nous avions prévu une méthode pour avancer, il faut la mettre en œuvre
Comment faire bouger ?
Il nous faut faire ressortir que, dans les sondages, les 40 % de personnes qui disent leur
sympathie pour Olivier Besancenot veulent une nouvelle force politique qui traduise le rejet et
la dynamique contre les politiques de droite, patronales, d’un capitalisme qui fait payer cher
l’absence d’alternative à la hauteur. Répondre à ces attentes, évidemment, ne peut se faire
seulement par la proposition des Etats généraux. Même si nous devons la populariser
davantage comme moyen pour rassembler et non pour minoriser une perspective populaire.
Nous devons savoir participer aux cadres de mobilisations unitaires en prenant soin que les
idées, les propositions élaborées, les éléments de politique alternative possible soient connus,
discutés, compris, popularisés. Réfléchissons à ce simple fait : cet aspect a-t-il été pris en
charge, politiquement, au sujet des retraites au moment des grèves ? Au sujet des mobilisations
dans l’université, que s’est-il passé en termes d’analyse et de perspectives ?. Il serait
contradictoire et stérile de ne pas mener ce travail politique public, avec les apports des
mouvements sociaux, et de vouloir, en vue d’une alternative au capitalisme, faire bouger les
frontières de la gauche, entre réseaux militants, associations et syndicats de lutte, en même
temps que de regrouper les courants militants politiques .
Cela suppose de proposer de construire l’unité la plus large autour des mobilisations.
C’est pourquoi les groupes qui poursuivent l’élaboration politique, délimités au moins en partie
dans le texte politique adopté aux Assises, sont à stimuler. Nous devrons fixer, comme prévu,
des dates de journées de réflexions sur des sujets précis.
Ces apports pour une alternative au capitalisme doivent être discutés, approfondis en termes de
principes, d’enjeux, de moyens : au sein des collectifs, comme cadre national de discussion ;
mais surtout lors de réunions d’élaboration tenues avec toutes celles et ceux qui partagent nos
options.. Il s’agit de faire apparaître les principes sur lesquels les combats ont et auront lieu et
dégager la question des rapports de forces et des voies et des moyens pour la transformation
sociale que nous voulons proposer.
Nos réponses pour garder le cap.
1-Nous prenons des contacts avec toutes les composantes concernées par le projet des Etats
généraux ; et nous le faisons connaître
2-Nous choisissons des initiatives même partielles, qui concrétisent des avancées de cette
perspective : sur un thème, sur un domaine d’exigence, par exemple. Nous tâchons de réaliser,
des débats locaux et des initiatives de portée nationale autour de ces domaines d’exigence.
Toute élaboration locale est popularisée pour approfondissement, vérification, adoption Cela
montre que des éléments d’une gauche de transformation sociale sont possibles.
3- Nous proposons aussi de réaliser, après les municipales, des réunions ayant pour objectif de
construire une gauche de transformation sociale, avec les forces qui l’auront préparé avec nous.
Et nous nous fixons de réaliser avant l’été une réunion, regroupement de courants,
organisations, associations, es-qualité ou par le biais de leurs représentants, afin de mettre à
l’ordre du jour la gauche de transformation sociale tout en popularisant quelques exigences et
options communes soumises au débat public. .
Nous prenons donc les moyens pour que cette proposition soit assez connue pour marquer les
débats de l’été et de l’automne.
4- Nous prenons des initiatives, comme nous l’avons fait pour l’exigence d’un référendum sur
le Traité européen, en participant aux mobilisations pour la Convergence des services publics,
pour des exigences en matière d’énergie et d’agriculture, contre les politiques pénales et
répressives, xénophobes, contre la remise en cause des institutions démocratiques eu nom de
« l’Etat européen ». Nous participons au développement des Forums sociaux locaux. Nous
contribuons à la lutte pour l’égalité portées par le Forum social des quartiers populaires.
Dans l’immédiat, à côté de l’exigence du référendum, les urgences permanentes sont celles du
réseau RESF, et celles de la lutte pour le droit d’accès aux soins, à la santé et la Convergence
pour les services publics.
5- Nous devons aussi, nous-mêmes, ouvrir un débat au sujet des questions autour du « parti
politique » ou, si on préfère le dire autrement, d’une « nouvelle formation politique ». Ne pas
en débattre ferait naître ou accroîtrait les méfiances réciproques avec les forces auxquelles nous
proposons les Etats généraux de la gauche de transformation sociale.
 
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