Collectif de résistance alternative à la crise
le 6 décembre, le Collectif (local) du "CRAC" a organisé une manifestation théâtrale mettant en scène les réalités scandaleuses des paradis fiscaux, et le cadeau de 360 milliards d'euros aux banques.....
voici quelques photos de cette action théâtrale,..

Gangrainée par le lavage de cerveaux seriné en permanence par les chantres du libéralisme, la gauche "de pouvoir" n'ose plus parler de "lutte des classes". Et pendant ce temps là, la droite décomplexée pille la planête et ses habitants. A tel point que l'homme le plus riche du monde se vante de gagner la guerre des classes. ( la citation est de Warren Buffett).

Le monde de la finance peut dormir tranquille : les paradis fiscaux tournent rond pour blanchir l'argent sale ou défiscaliser les bénéfices indécents accumulés sur le dos de tous pour le bien de quelques rapaces.

L'argent coule à flots en ces temps de récession. Depuis des décennies, "on" nous traite de nantis, de privilégiés. Il nous faudra travailler jusqu'à 70 ans , et même le dimanche, perdre la sécurité qu'apporte à la population les services Publics... pour que les hyper riches puissent continuer à s'acheter des yachts toujours plus gros, faire des tours dans l'espace, s'offrir sur le dos de tous une santé de luxe...
ainsi qu'une copie du tract national:
Collectif de résistance alternative à la crise
Appel à la mobilisation
Aujourd’hui la crise est à la fois économique, immobilière, alimentaire, sociale, écologique...
L’ébranlement du capitalisme financier provoque des fluctuations brutales des prix agricoles, l’augmentation de la malnutrition, les faillites d’entreprises, l’accroissement du chômage. Le Bureau International du Travail estime que « la crise financière mondiale pourrait entraîner la perte de 20 millions d’emplois ».
Nos gouvernants, depuis des années, favorisaient l’augmentation des inégalités, et attaquaient les droits
sociaux – logement, santé, éducation, travail, revenus et accès aux services publics – pour lesquels « les caisses étaient vides ».
Aujourd’hui ils trouvent en quelques jours 700 milliards de dollars aux USA, 1700 milliards d’euros en
Europe, pour sauver les banques et leurs actionnaires.
En même temps le budget du programme alimentaire mondial reste dramatiquement déficitaire face à la hausse des prix agricoles. 1700 milliards d’euros représentent 340 fois le coût annuel nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde.
En France, le gouvernement injecte 360 milliards d’euros dans les banques en laissant les banquiers aux postes de commande. Pour renflouer leur trésorerie il détourne les économies des couches populaires – déjà 17 milliards d’euros ponctionnés sur les livrets d’épargne.
Ce n’est pas à nous de payer leur crise.
D’autres solutions sont possibles. S’il faut sauver les banques, qu’on les nationalise avec un contrôle démocratique des salariés et des populations. S’il faut réformer le système financier, qu’on interdise la spéculation, les paradis fiscaux et qu’on ferme les Bourses. S’il faut de l’argent, qu’on le récupère par la hausse de la fiscalité sur les revenus et les patrimoines accumulés ces vingt dernières années par les investisseurs financiers. Il y en a un besoin urgent, non seulement pour éviter l’effondrement du crédit et faire redémarrer un secteur bancaire soustrait aux actionnaires privés, mais aussi pour assurer enfin l’accès à un socle de droits sociaux fondamentaux tels que le logement, l’éducation, la protection sociale, un environnement sain.
Rien de tout cela ne sera obtenu facilement. Les puissants vont chercher à corriger les excès les plus voyants du néolibéralisme pour relancer la machine à accroître la précarité et les inégalités. Mais la légitimité de ce système est fortement ébranlée. L’indignation et la colère grondent. Rien n’est plus important aujourd’hui, pour les mouvements sociaux, que de proposer des formes d’actions concrètes, spectaculaires, efficaces et mobilisatrices pour donner une expression collective à cette colère.
Nous appelons tous les militant(e)s, citoyen(ne)s, organisations du mouvement social à se regrouper partout en France, à former des collectifs pour créer les conditions d’une mobilisation unitaire et faire émerger des alternatives à la crise de ce système.
AC ! – AITEC – ATTAC France – CEDETIM – Collectif LBO – Coordination nationale des collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU) – Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics – Fondation Copernic – IPAM – Jeunes laïques et solidaires – Les Alternatifs – Ligue communiste
révolutionnaire (LCR) – Marches européennes – Nouveau parti anticapitaliste (NPA) – Réseau Alerte Inégalités – SUD Caisse d’épargne – Union syndicale Solidaires – SUD PTT – Union des Syndicats CGT du groupe Caisse des Dépôts (USCD-CGT) – Les Verts
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