lendemain des élections européennes du 7 juin

Publié le par Collectif Gauche Alternative Béarn

Communiqué du collectif Gauche Alternative Béarn

(La Fédération)
Pau, le 11 juin 2009

 

Au lendemain des élections européennes du 7 juin, l’élément majeur qui nous interpelle, c'est l'abstention à 60%, avec des pointes à 70-80% chez les jeunes, les ouvriers et employés, dans les quartiers populaires. Cette abstention massive manifeste une des formes de rejet de l'Europe néolibérale, de la dictature des marchés et de la commission européenne, qui s'assoient sur le vote souverain des peuples. Il est clair que, dans un contexte de crise financière et sociale grave, la majorité de l’électorat ne se reconnait pas dans le fonctionnement actuel des institutions européennes. Comment expliquer sinon qu'on soit passé de 70% de votants le 29 mai 2005 à 40% aujourd'hui ?

 

Notre analyse des résultats 
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L'UMP est arrivé en tête avec 27,8% des voix : Sarkozy s’en glorifie, et compte accélérer sa politique antisociale et de casse des services publics. II a beau jeu de crier victoire, alors que ce score ne représente que 11% des inscrits, 6 millions de voix perdues depuis avril 2007, et que la droite est battue par l’ensemble de la gauche en nombre de sièges.
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Comme en 2002 le PS lui, subit une défaite lourde. Ce qui est en cause, c'est son absence de projet d'alternative vraiment à gauche, et le ralliement de ses dirigeants aux politiques néolibérales. Comme en 2002, on annonce un changement de logiciel, mais surtout pas... d’orientation : glissement vers la droite ?
- Dans le même temps
le succès d'Europe Ecologie démontre qu’un projet écologique et l'aspiration à changer la donne rencontrent une forte adhésion, au-delà du programme.
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A gauche de la gauche, c’est la déception pour tous ceux qui espéraient une vraie gauche à la hauteur de la crise :

Alors que le total des voix de cette gauche de transformation dépasse les 12%, et témoigne du niveau de dynamique qui aurait pu être atteint avec des candidatures unitaires, ses forces séparées font des scores mineurs.

Nous dénonçons une responsabilité terrible des appareils politiques dans la division et l’impuissance actuelle de « l’autre gauche ».

Et maintenant que faire à gauche ?

Deux constats simples mais déterminants doivent désormais nous servir de boussole pour porter un jour la gauche "vraiment à gauche" au pouvoir :
- la division de « l’autre gauche » est irresponsable pour les millions de travailleurs et de précaires qui souffrent et désespèrent : plus jamais de division !
- l'unité de « l’autre gauche » est possible, sur la base d'un projet commun d’alternative politique, pour faire face aux crises sociales, écologiques, économiques et démocratiques.

 

La construction de l’unité contre les régressions sociales et les plans de licenciement est une priorité. Dans le même temps, les débats de fond et stratégiques qui traversent la gauche de transformation, doivent aussi être abordés de front, tous ensemble.

 

Nous nous adressons à toutes les personnes, à toutes les forces politiques et sociales opposées à la droite. Aux militants du NPA, du PCF, du PG, de l’écologie radicale et de la décroissance,… à leurs directions, nous lançons cet appel : construisons l’alternative sociale et écologique plus urgente que jamais, avec toutes celles et ceux qui veulent faire converger les mobilisations.

Pour ne pas subir les crises, tous ensemble rassemblons une dynamique et une force politique nouvelle, large, autour de propositions et de stratégies à débattre, sans prééminence des uns ou des autres.

 

Assez de temps perdu, fédérons-nous !

 



 

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