Communiqué de la Fédération/FASE contre l'extradition d'Aurore Martin

Publié le par Gauche Alternative Béarn

 Communiqué de la Fédération/FASE contre l'extradition d'Aurore Martin  20 décembre 2010  Parce qu’elle a participé à des réunions et à des conférences de presse, Aurore Martin risque d’être extradé de France pour comparaitre devant une juridiction d’exception de l’État espagnol. Elle risque jusqu’à 12 ans de prison.  Aurore Martin a été arrêtée en France dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen délivré par la justice espagnole, une procédure qui permet de contourner toutes les règles de l’extradition, et qui est pour cela dénoncée par les associations de défense des droits humains. Le mandat d’arrêt européen permet aux autorités d’un État d’arrêter une personne pour des actes que ces mêmes autorités considèrent comme légaux.  Aurore Martin est ressortissante française. Elle est membre de Batasuna, une organisation indépendantiste basque tout à fait légale en France, mais interdite par l’État espagnol. La Justice madrilène lui reproche sa participation à des réunions de Batasuna sur le territoire espagnol. C’est pour ces faits, la participation à des réunions, que cette militante a été arrêtée par les autorités françaises, et que la Justice française a décidé son extradition.  Comme l’expriment la LDH, la FIDH et l’AEDH dans un communiqué commun, «cette situation est d’autant plus inacceptable que les juridictions espagnoles qui demandent la remise de Mme Aurore Martin sont des juridictions d’exception, ont été dénoncées par la Cour d’appel de Pau comme ayant cautionné des actes de torture, et, pour cette raison, se sont vues refusées les demandes d’extradition formulées.   La Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE) exige l’arrêt des procédures à l’encontre d’Aurore Martin. Le gouvernement français doit refuser d’extrader cette militante. « L’AEDH, la FIDH et la LDH dénoncent cette entente entre Etats pour museler des opposants politiques en instrumentalisant la justice et appellent les autorités européennes à réviser profondément la procédure du mandat d’arrêt européen afin de garantir les libertés individuelles et à ne pas permettre de tels dévoiements de cette procédure. » La Fédération (FASE) soutient totalement ces démarches. Pour nous, l’actuel mandat d’arrêt européen doit être abrogé.  

 

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